PHOTO 2 TOURNAGE
25/05/2008 13:32 par martyrs-le-film
Il était attendu, très attendu. Et à peine le pied posé sur la Croisette, des rumeurs courent déjà à son sujet. Il aurait été refusé par toutes les sélections, et plus précisément La Quinzaine des réalisateurs et La semaine de la critique. C'est donc au Marché du Film qu'il sera présenté et visible pour la première fois. Car il y a pire, après deux passages devant la Commission de classification, il s'est vu octroyer à chaque fois d'une lourde interdiction aux moins de 18 ans, comme Saw III fin 2006. La sortie prévue pour le 18 juin prochain serait même compromise. Vinyan de Fabrice Du Welz, lui aussi distribué par Wild Bunch, connaîtrait des déboires similaires avec une fin trop éprouvante à changer, remonter ou autre. Des infos à confirmer et à étayer bien sûr.
Mais toujours est-il que Martyrs jouit d'un buzz aussi impressionnant que son aura est mystérieuse. Après s'être fait la main sur Saint-Ange, le réalisateur français Pascal Laugier aurait pour son deuxième long-métrage passé la vitesse supérieure, n'aurait pas seulement accouché d'un simple survival, horror flick ou shocker mais bien d'une œuvre à la croisée des genres, des influences. Des photos sporadiques, une preview juteuse dans Mad Movies, un pitch simple voire simpliste... mais à chaque fois cette drôle d'impression, ce malaise relayé par des témoignages, des anecdotes. A Deauville Asie, Vahina Giocante confiait que Pascal Laugier lui en voulait encore un peu d'avoir abandonné le projet. Mais elle ne se voyait vraiment pas dans un tel rôle alors qu'elle est mère de famille. A quoi Mylène Jampanoï ajoute que c'était maintenant ou jamais, et de toute manière avant d'avoir des enfants. Pascal lui a ainsi demandé de voir et revoir Possession de Andrzej Zulawski pour se préparer. Enfin, lors de la promo de The Eye, David Moreau, qui avec Ils partage le même producteur Richard Grandpierre, assure que le film repose sur une « jolie » idée.
Après la et même les projections, le constat est là. Martyrs est un film inégal, atypique mais unique, qui célèbre le genre et le transcende pour toucher à son essence même. Si dans la salle, les réactions ont mêlé claquements de siège, soupirs, écoeurements, un rire et un silence de plomb, parmi les fans français du genre, le bilan est unanimement positif. Le film n'est non pas une claque, comme avait pu l'être A l'intérieur, mais un choc. Un choc immédiat et définitif pour les uns, un choc latent et pernicieux pour les autres - pour moi. Car Martyrs est sur le coup une déception. Pendant près de 45 minutes, il ne fait que suivre son pitch de départ. Début des années 70 en France, une petite fille, Lucie, est retrouvée après quatorze mois de séquestration. En convalescence dans un institut, elle se lie avec une autre gamine traumatisée, Anna. Toutes les nuits, elle est terrorisée par une monstrueuse apparition. Quinze ans plus tard, on sonne à la porte d'une famille ordinaire. Le père ouvre, se retrouve nez à nez avec la même fillette devenue femme, armée d'un fusil. Elle lui tire dessus...
Pascal Laugier en profite pour mélanger les formes, d'une imagerie survival aux archives vidéo en passant par une esthétique clinique à la Haneke, ainsi que les figures du cinéma d'horreur comme la vengeance, les monstres et la torture. Des partis pris qui peuvent passer pour des maladresses tant la narration épouse le labeur des personnages entre ennui et hystérie, calme et tempête, psychologie sommaire et violence frontale. Ou encore une Morjana Alaoui approximative et une Mylène Jampanoï habitée. Puis vient la « jolie » idée, un concept original, audacieux mais ô combien casse-gueule. Son traitement l'est d'ailleurs encore plus, et le réalisateur ne fait pas que l'évoquer telle une révélation finale, il le met en scène et l'emmène dans ses derniers retranchements. La violence se fait alors répétitive, anti-spectaculaire, presque anti-cinématographique, et le film tient moins du film de genre que de l'objet théorique. Kitsch ou génial, humain ou nihiliste, c'est ce qui fait de Martyrs une œuvre qui brûle les doigts. Et espérons très vite, les écrans et les esprits.
Les effets speciaux ,n'etant pas assurés par ajout d'image de synthèse sont absolument incroyable :une fille rescapée de plusieurs mois de torture dans un sous-sol, maganée de la tête aux pieds, avec bleus, hématomes, plaies béantes ouvertes, etc. La comédienne a apparemment mis 4 à 5 heures pour se faire maquiller à chaque jour de tournage!! Au dire de l'equipe ,ce serait de loin ,les effets speciaux les plus spectaculaires jamais réalisés au canada.
Quelques Photos pour vous en convaincre !!!

























Morjana Alaoui est une jeune actrice marocaine ayant joué dans le film Marock.
Morjana est née et a grandi à Casablanca. Après avoir décroché son bac au lycée américain de Casablanca, elle part en Floride pour une courte expérience.
À son retour des États-Unis, elle décide d'aller à Paris pour suivre des cours à l'université américaine, c'est là-bas qu'elle est contactée pour un casting par Laïla Marrakchi (qui n'est autre que sa tante), réalisatrice du film Marock.
Marock fut un succès au Maroc, avec 150 000 entrées.
http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendID=114883139
Mylène Jampanoï, née le 12 juillet 1980 à Aix-en-Provence, est une actrice française qui a commencé sa carrière dans la série télévisée Sous le soleil. Elle est parfois créditée sous le nom de Lena Jam-Panoï.
Elle est née d'une mère bretonne et d'un père d'origine chinoise qu'elle n'a pas connue Elle vivait à Aix-en-Provence avec sa mère.
Après une adolescence difficile, à l'âge de 14 ans, elle part pour Paris avec son petit ami.
Filmographie
Elle est mariée avec l'acteur indien Milind Soman.
Il existe des films d'horreur et il existe des films qui font peur. Cette accroche vous l'aurez surement remarqué sur un bon nombre d'affiches et pourtant il faut reconnaître que bien souvent ce qui nous est proposé est loin de valoir cette mention. Le cinéma francophone, on en parle de plus en plus et c'est tant mieux mais il faut savoir qu'il se passe quelque chose d'assez remarquable, "LE" film d'horreur retrouve ses lettres de noblesses. Pourtant notre pays, la France, n'était pas encore à même de signer quelque chose d'intéressant sans pour autant pomper ces voisins ricains ou espagnols. Retour sur la projection de "MARTYRS" au marché du film à Cannes.
La critique rapido qui suit, vient du cœur, elle n'est en rien objective, elle représente juste l'état dans lequel je me suis retrouvé après la projection de ce film R.A.D.I.C.A.L.
Avec "SAINT ANGE", Pascal Laugier avait signé quelque chose de plutôt sobre, assez référentiel, mais au final ça ne m'avait pas séduit. Aujourd'hui, pour son second long métrage "MARTYRS" qui a bénéficié d'une préproduction plus longue, il s'intéresse à un sujet tabou et nous propose un film d'horreur brut, qui met le spectateur en état de peur.
"MARTYRS" est une claque monstrueuse!
A la fois écœurant, révoltant, hallucinant, choquant, effroyable, malsain, pervers, terrifiant, traumatisant, Pascal Laugier surprend. Je m'attendais à tout sauf à un truc aussi barge et aussi assumé.
J'ai eu pour la première fois de ma vie une boule au ventre. J'étais extrêmement mal à l'aise. Je vous rassure, je n'en fais pas des tonnes. Comme par habitude maintenant il va falloir batailler pour voir le film en salles françaises. Et dès aujourd'hui, je vous en encourage à faire comme pour le film espagnol "[REC." de Jaume Balaguero et Paco Plaza, de ne surtout pas bouder la sortie salle de "MARTYRS".
Si vous souhaitez réellement voir quelque chose de cru, d'horrifiant, qui ne lésine sur rien. Je vous recommande hautement "MARTYRS". Le film est juste dingue. C'est complètement barge et malsain. J'étais complètement dérouté et à la fois flippé durant la bonne heure trente. "MARTYRS" n'aura aucun mal à provoquer des cauchemars chez tous les fans même les plus ardus. Le film va probablement être interdit aux mineurs. J'espère dans tous les cas qu'il aura un circuit salle respectable. Je me répète mais le film vaut la peine de faire des kms. C'est un film d'horreur, un vrai, un bon, celui qui nous passionne et celui qui nous fait trembler.
Oh My Gore! prépare un entretien avec le cinéaste Pascal Laugier, à cette occasion, nous vous invitons à nous soumettre des questions, les meilleures seront retenues. On compte sur vous!
La critique en détail de "MARTYRS" arrive très prochainement.